Petros Koublis

J’aime les paysages capturés par Petros Koublis. Ils semblent sortis d’un rêve hanté par les symboles et peuplé d’animaux étranges, de minéraux et d’eaux.

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Tomer Ifrah

Le photographe Tomer Ifraha  a réalisé un reportage sur un rassemblement hindou, en privilégiant une série illustrant la veillée. Ses images nocturnes sont empreintes d’une superbe atmosphère.

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the sound of film

Si vous êtes un peu nostalgique du son du chargement d’une pellicule dans votre boîtier argentique, cette vidéo vous rappellera de bons souvenirs.

The Twilight Children

Mes dernières lectures de comics ont été de belles découvertes et la première que je souhaite vous faire partager est la mini-série en quatre parties intitulée The Twilight Children.

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Écrit par Gilbert Hernandez (Love and Rockets), la partie graphique est assurée par Darwyn Cooke, dessinateur issu de l’animation s’étant fait une place de prestige dans le dessin. Son style – à la fois épuré mais sombre – donne un côté rétro à cette histoire.

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En lisant ce premier épisode, j’ai immédiatement pensé au Village des Damnés, même si l’ambiance est beaucoup moins lugubre que le film. Mais, la situation de départ est assez voisine : un petit village côtier aux allures chicanos ou latino est le théâtre d’un phénomène mystérieux. Une sphère de lumière apparait aux enfants, puis explose, les rendant aveugles.

Une femme aux cheveux diaphanes fera également son apparition et sera accueillie par les habitants du village. Les mystères s’installent et perturbent la (semi-)quiétude de la commune de pécheurs. Alertées par ces évènements, les autorités dépêchent un enquêteur…

Si l’ambiance 50’s, le graphisme épuré et le récit linéaire pourraient donner l’impression d’une simple historiette fantastique, il ne faut pas s’y méprendre. Hernandez et Cooke (qui collaborent ici pour la première fois ensemble) ne sont pas des premiers venus dans la narration graphique et prouvent que la limpidité ne se décrète pas.
Je ne serai pas étonné de voir apparaître assez rapidement une édition traduite en français de Twilight Children.
La rencontre de ces deux auteurs n’est pas qu’un prétexte éditorial, mais donne bien lieu à une création et un échange artistiques.

 

The Twilight Children (DC – Vertigo)

London, soon…

Hello London

Can’t wait…
› photo : Maria Farrelly

Mark Z. Danielewski • la maison des feuilles

La-maison-des-feuilles-détail

J’entame les cinquante dernières pages de la maison des feuilles de Mark Z. Danielewski.
J’ai attendu l’édition en poche de février 2015 pour m’attaquer à ce labyrinthe littéraire. Entremêlant trois récits différents, mais néanmoins liés, ce roman est à la fois foisonnant, délirant, flippant, captivant et déroutant. Les trames narratives se déroulent sur les pages, dans les notes de bas de pages, hors les marges. Les mises en page explosent, les paragraphes s’alignent en bas, en haut, en spirale, les blocs de texte se déplacent de page en page, la typo devient folle, les polices de caractère prennent vie, changent, fluctuent… Danielewski nous perd dans les couloirs sombres de la maison. Tel Navidson (reporter photo – personnage basé en partie d’après Kevin Carter), je me suis retrouvé à la fois effrayé par cette demeure et à la fois hypnotisé par ce que recèlent ses corridors emplis de ténèbres. La confusion est géographique, mais aussi mentale.  Le second récit – raconté par Johnny Errand – est une lente descente psychologique, par étages de souvenirs, dans laquelle l’indicible s’immisce lentement et l’angoisse s’installe. Enfin, la troisième histoire est épistolaire et illustre lettre après lettre, la chute dans la folie de la mère d’Errand.
Lire ce roman a quelque chose du défi et du challenge. Le roman est dense (740 pages), les genres se succèdent (récits, rapports, témoignages, commentaires, essais, poésies, annotations), les degrés de lecture sont multiples, parfois cryptiques (beaucoup de références m’ont échappé). Mais en dehors de ce qui ne pourrait être qu’un exercice de style, lire la « maison des feuilles » m’aura envouté et il y avait un petit moment que je n’avais pas ressenti une telle attraction pour un roman.

Faible est le réconfort
que tirent ceux qui se désolent
quand les pensées continuent de dériver
alors que les murs continuent de bouger
et que ce vaste monde bleu qui est le nôtre
ressemble à une maison de feuilles

quelques instants avant le vent.