So long 2018 !

En 2018, j’ai :

  • découvert la discographie de Sarah Davachi et j’en suis encore subjugué ;
  • pleuré deux êtres chers en l’espace de trois semaines ;
  • relu Annihilation de Jeff VanderMeer et je me suis lancé dans la lecture des deux tomes suivants (et j’ai bien patiné sur le second) ;
  • visité Prague pendant une semaine sous un doux soleil ;
  • été chamboulé par l’exposition Eyes Wild OpenSur une photographie qui tremble, au Botanique de Bruxelles ;
  • adoré lire Toxoplasma de Sabrina Calvo (et j’ai découvert quelques mois plus tard qu’elle avait traduit Signal to Noise de Neil Gaiman et Dave McKean) ;
  • lu seulement dix romans au cours de l’année ;
  • flashé sur l’album Marauder d’Interpol au point de l’écouter sans cesse et en boucle pendant une quinzaine de jours ;
  • été happé par les mix d’Headphone Commute ;
  • adoré feuilleter la revue Halogenure ;
  • bu bien trop de café ;
  • enfin été formé correctement à Adobe Premiere ;
  • vu Soft Moon en concert pour la troisième fois ;
  • fêté les dix-huit ans de notre grand fille ;
  • été inquiet, malheureux et triste pour elle ;
  • un peu disparu des réseaux sociaux (hormis sur Instagram)…
  • fait de belles rencontres sur Restricted Academy ;
  • découvert les couleurs d’Anton Corbijn dans Allegro ;
  • été inspiré par les newsletters d’Orbital Operations, de Nothing Here, de Lagniappe, de Just Another Crowd, ou encore de Ghost Cops
  • échappé à la coupe du monde de foot ;
  • visionné énormément de séries comme les trois saisons de Mr Robot, la très courte série The End the F***ing World, l’esthétique Dark, la glaciale série The Terror, la bancale Hard Sun, la seconde saison de WestWorld et la cyberpunk série Altered Carbon… A tel point que je suis incapable d’en regarder une seule de plus (Handmaid’s Tale – saison deux m’attend depuis des mois) ;
  • quand même pas mal picolé ;
  • continué d’écouter les podcasts de Mauvais Genre mais aussi ceux de l’Experimentale ;
  • fêté les soixante-dix ans ans de mes parents lors d’une fête mémorable ;
  • lu le roman d’Aude Seigne, intitulé Une toile large comme le monde ;
  • retrouvé ma chevalière ;
  • aimé ces vingt-sept albums au cours des douze mois ;
  • relu From Hell d’Alan Moore et d’Eddie Campbell,
  • eu l’occasion de me rendre à la Maison Rouge quelques semaines avant sa fermeture ;
  • fêté Noël à Paris ;
  • terminé l’année avec les vrombissants albums de Kali Malone ;
  • oublié tant de choses qui auraient pu compléter cette liste…

The Twilight Children

Mes dernières lectures de comics ont été de belles découvertes et la première que je souhaite vous faire partager est la mini-série en quatre parties intitulée The Twilight Children.

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Écrit par Gilbert Hernandez (Love and Rockets), la partie graphique est assurée par Darwyn Cooke, dessinateur issu de l’animation s’étant fait une place de prestige dans le dessin. Son style – à la fois épuré mais sombre – donne un côté rétro à cette histoire.

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En lisant ce premier épisode, j’ai immédiatement pensé au Village des Damnés, même si l’ambiance est beaucoup moins lugubre que le film. Mais, la situation de départ est assez voisine : un petit village côtier aux allures chicanos ou latino est le théâtre d’un phénomène mystérieux. Une sphère de lumière apparait aux enfants, puis explose, les rendant aveugles.

Une femme aux cheveux diaphanes fera également son apparition et sera accueillie par les habitants du village. Les mystères s’installent et perturbent la (semi-)quiétude de la commune de pécheurs. Alertées par ces évènements, les autorités dépêchent un enquêteur…

Si l’ambiance 50’s, le graphisme épuré et le récit linéaire pourraient donner l’impression d’une simple historiette fantastique, il ne faut pas s’y méprendre. Hernandez et Cooke (qui collaborent ici pour la première fois ensemble) ne sont pas des premiers venus dans la narration graphique et prouvent que la limpidité ne se décrète pas.
Je ne serai pas étonné de voir apparaître assez rapidement une édition traduite en français de Twilight Children.
La rencontre de ces deux auteurs n’est pas qu’un prétexte éditorial, mais donne bien lieu à une création et un échange artistiques.

 

The Twilight Children (DC – Vertigo)