La colline XP

La photographie la plus vue de tous les temps

Vous vous souvenez du fameux fond d’écran de Windows XP ?
Vous vous rappelez de cette colline verte sur un ciel bleu ?
Charles O’Rear, photographe pour le National Geographic, raconte dans une vidéo comment son cliché a attiré l’attention de Microsoft. Sur cette colline, poussaient traditionnellement des vignobles qui avaient été ravagés par le puceron ravageur de vignes ; le Phylloxéra. En janvier 1988, lorsque Charles O’Rear a photographié la colline à l’aide d’une pellicule Fuji (d’où les couleurs flashy), la terre était en jachère et avait plutôt l’allure d’une prairie.
La photo d’O’Rear s’accordait alors avec les couleurs du système d’exploitation. Cette photographie est considérée comme la photographie la plus vue de tous les temps. Aujourd’hui, la colline XP ressemble plutôt à ça.

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Terence Broad est étudiant en master d’informatique appliquée aux arts, vivant à Londres. Il a récemment eu recours à un autoencoder (en quelque sorte une intelligence artificielle capable d’évoluer par un processus d’apprentissage, soit une machine learning) dans un usage digne de Philip K.Dick.

Board souhaitait que son programme informatique puisse décoder et encoder une vidéo, et ceci image par image, mais surtout par elle-même : c’est-à-dire sans s’appuyer sur des paramètres définis par un humain. C’est donc l’autoencoder qui devait adapter ses analyses et ses comportements, en fonction de ce qu’il avait déjà appris et déjà expérimenté. Dans un premier temps, Terence Broad entraîna donc l’autoencoder à regarder un film. De cette manière, le logiciel pouvait être en mesure de le reconnaître parmi d’autres films.

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La seconde étape consistait à laisser le programme reconstituer les images une par une, en tentant de ressembler le plus possible aux images d’origine, pour enfin reconstruire les séquences du film. L’autoencoder reconstitue donc un film qui correspond à l’interprétation que celui-ci se fait du long métrage original. Le logiciel ne dispose pas de toutes les potentialités pour reproduire le film, mais ses capacités lui permettent néanmoins de comprendre comment le film est fait.

Et là où le projet devient complétement schizophrénique, c’est lorsque Terence Broad entraîna l’autoencoder à regarder Blade Runner, soit le film ultime qui brouille les pistes entre le modèle et la duplication. La version générée par l’autoencoder est donc la vidéo suivante. Il ne s’agit pas d’une copie du film mais bien d’une recréation du film par le réseau de neurones artificiels.

Et l’on se trouve dans la situation où une machine a reproduit un film artificiel avec des cyborgs à l’intelligence artificielle qui imitent les humains.

Mais la confusion ne s’arrête pas là. Le projet atteint un niveau complétement dickien.
Warner Bros – pris au piège de ce simulacre –  a demandé à Terence Broad de supprimer la vidéo pensant qu’il s’agissait du film original de Ridley Scott.

source : vox.com
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