2k19•01

So long 2018 !

En 2018, j’ai :

  • découvert la discographie de Sarah Davachi et j’en suis encore subjugué ;
  • pleuré deux êtres chers en l’espace de trois semaines ;
  • relu Annihilation de Jeff VanderMeer et je me suis lancé dans la lecture des deux tomes suivants (et j’ai bien patiné sur le second) ;
  • visité Prague pendant une semaine sous un doux soleil ;
  • été chamboulé par l’exposition Eyes Wild OpenSur une photographie qui tremble, au Botanique de Bruxelles ;
  • adoré lire Toxoplasma de Sabrina Calvo (et j’ai découvert quelques mois plus tard qu’elle avait traduit Signal to Noise de Neil Gaiman et Dave McKean) ;
  • lu seulement dix romans au cours de l’année ;
  • flashé sur l’album Marauder d’Interpol au point de l’écouter sans cesse et en boucle pendant une quinzaine de jours ;
  • été happé par les mix d’Headphone Commute ;
  • adoré feuilleter la revue Halogenure ;
  • bu bien trop de café ;
  • enfin été formé correctement à Adobe Premiere ;
  • vu Soft Moon en concert pour la troisième fois ;
  • fêté les dix-huit ans de notre grand fille ;
  • été inquiet, malheureux et triste pour elle ;
  • un peu disparu des réseaux sociaux (hormis sur Instagram)…
  • fait de belles rencontres sur Restricted Academy ;
  • découvert les couleurs d’Anton Corbijn dans Allegro ;
  • été inspiré par les newsletters d’Orbital Operations, de Nothing Here, de Lagniappe, de Just Another Crowd, ou encore de Ghost Cops
  • échappé à la coupe du monde de foot ;
  • visionné énormément de séries comme les trois saisons de Mr Robot, la très courte série The End the F***ing World, l’esthétique Dark, la glaciale série The Terror, la bancale Hard Sun, la seconde saison de WestWorld et la cyberpunk série Altered Carbon… A tel point que je suis incapable d’en regarder une seule de plus (Handmaid’s Tale – saison deux m’attend depuis des mois) ;
  • quand même pas mal picolé ;
  • continué d’écouter les podcasts de Mauvais Genre mais aussi ceux de l’Experimentale ;
  • fêté les soixante-dix ans ans de mes parents lors d’une fête mémorable ;
  • lu le roman d’Aude Seigne, intitulé Une toile large comme le monde ;
  • retrouvé ma chevalière ;
  • aimé ces vingt-sept albums au cours des douze mois ;
  • relu From Hell d’Alan Moore et d’Eddie Campbell,
  • eu l’occasion de me rendre à la Maison Rouge quelques semaines avant sa fermeture ;
  • fêté Noël à Paris ;
  • terminé l’année avec les vrombissants albums de Kali Malone ;
  • oublié tant de choses qui auraient pu compléter cette liste…

2018•playlist

Petit récapitulatif des albums écoutés au cours de l’année. So long 2018 !

Thor and friendsLiving Music Duplication

Sylvia MonnierStock Shot & Addictive Sling

ColleenA Flame My Love, a Frequency

Soft MoonCriminal

Kuniyuki TakahashiEarly Tape Works (1986 – 1993) Vol. 1

Paper DollhouseThe Sky Looks Different Here

David ByrneAmerican Utopia

Christina VantzouN°4

Les HallesZephyr

Les HallesZonda

Jon HopkinsSingularity

Abul MogardAbove All Dreams

The Eye of TimeA Need To Survive

Ellen ArkbroFor organ and brass

Caterina BarbierBorn Again In The Voltage

Voin Oruwu Big Space Adventure

Yves TumorSafe In The Hands of Love

Beak>>>>>

Exploded ViewObey

InterpolMarauder

Mary Jane Leach (f)lute songs

Thom YorkeSuspiria

Sarah DavachiLet Night Come On Bells End The Day

Sarah DavachiGave in Rest

John ColtraneBoth Directions At Once

Jessica MossEntanglement

Kali MaloneOrgan Dirges 2016-2017

2k18•12

2k18•11

The return of personal musical playlists

Sonic City PreParty 2017

Quelques images de la soirée PreParty du Sonic City (à Courtrai, en Belgique), avec les vrombissements bruitistes de Brian Case, les guitares furieuses de Metz, le spatial et psychédélique Moon Duo et enfin, Soft Moon (que j’avais vu déjà vu sur la grande scène de la Route du Rock en 2015, avec mon ami Bruno) toujours aussi incroyablement sous bonne influence de The Cure.

2k17•09

fragment.10

Requiem de Verdi

Le mois de juillet est déjà quasiment plié. Et j’ai déjà laissé filé du temps depuis le précédent article. Dans mon billet du 29 juin, j’évoquais une soirée passée en compagnie de Pascal Pronnier. Durant notre déambulation dans Lille, il remarqua les très nombreuses affiches pour un concert qui allait se dérouler le 12 juillet. Dans toute la ville, on annonçait le Requiem de Verdi, joué au grand stade avec 300 artistes : les musiciens de l’Orchestre National de Lille, les chanteurs du chœur régional Nord-Pas-de-Calais et du chœur Nicolas de Grigny – Reims, un orchestre, quatre chanteurs lyriques, dirigés par Jean-Claude Casadesus. J’avais mes billets depuis février.

Mes seules incursions dans la musique orchestrale sont très contemporaines : Steve Reich, Max Richter, Philip Glass, Jóhann Jóhannsson, Dustin O’Halloran, le Kronos Quartet, le Balanescu Quartet. Un petit peu Prokoviev. Donc Verdi était terra incognita. Mais j’étais prêt : j’avais mes billets depuis février.

Le spectacle fut de très haute qualité. Si l’idée d’assister à une œuvre classique dans un stade de foot peut rebuter certains, laissez tomber cet a priori. Le son était magistral.

Le requiem de Verdi se trouve être une œuvre hyper ecclésiastique, pleine de contrastes, alternant des séquences d’énergie, de tumulte, de murmures, de chuchotements. Emprunt d’un certain romantisme de la mort, cet opéra religieux évoque le châtiment divin, la fin du monde et la libération.

2k17•07